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Anima-Mag

Le magazine de la protection et du bien-être animal

Le Delphinarium de Bruges vit ses dernièrs jours

Le Delphinarium de Bruges vit ses dernièrs jours août 11, 2026 Vanessa DUBOST Une page se tourne pour les dauphins de Boudewijn Seapark. Le sort du delphinarium de Bruges semble désormais scellé : la Belgique poursuit progressivement sa remise en question de la captivité des cétacés. Une page se tourne pour les dauphins de Boudewijn Seapark. Le sort du delphinarium de Bruges semble désormais scellé : la Belgique poursuit progressivement sa remise en question de la captivité des cétacés. Longtemps considérés comme des attractions incontournables, les delphinariums sont aujourd’hui au cœur d’un débat de société. Car derrière les spectacles et les bassins, une question essentielle demeure : peut-on réellement répondre aux besoins d’animaux aussi intelligents, sociaux et mobiles que les dauphins dans un environnement artificiel ? En Belgique, la législation évolue dans le sens d’une réduction puis d’une disparition de la détention des dauphins à des fins de spectacle. À Bruges, cette évolution devrait donc mettre fin à plusieurs décennies de présence de ces cétacés dans le parc. Pour les défenseurs de la cause animale, cette décision constitue une avancée importante. Elle traduit surtout un changement de regard : le bien-être d’un animal ne peut plus être dissocié de ses besoins naturels et de son comportement. Reste désormais une question cruciale : quel avenir pour les dauphins encore détenus ? Leur transfert vers un environnement adapté, idéalement un sanctuaire marin, représente un enjeu majeur pour que cette fermeture soit véritablement synonyme de progrès. Car fermer un delphinarium n’est pas une fin en soi. C’est le début d’une nouvelle réflexion sur la manière dont nous souhaitons, demain, protéger les animaux sauvages.    

Vanessa Von Zitzewitz, l’élégance brute du cheval

Vanessa Von Zitzewitz, l’élégance brute du cheval août 11, 2026 Vanessa DUBOST Face à l’objectif de Vanessa von Zitzewitz, le cheval n’est ni symbole ni décor. Il est là, pleinement. Dans un espace épuré, presque silencieux, la photographe capte quelque chose de simple et rare : une présence vivante, qui ne triche pas. Il suffit de quelques secondes devant une photographie de Vanessa von Zitzewitz pour comprendre que rien n’est forcé. Le cheval ne “pose” pas vraiment. Il est là, attentif, parfois ailleurs, parfois tendu — toujours entier. Avant d’en arriver à cette épure, le parcours de la photographe s’est construit dans un univers où l’image est pensée dans ses moindres détails. Ses premières collaborations avec des maisons comme Cartier ou Graff révèlent déjà un sens aigu de la composition et de l’élégance. Très vite, elle est amenée à photographier des personnalités comme la princesse Charlène de Monaco, Pharrell Williams, Carla Bruni ou encore Rafael Nadal. Des visages connus, habitués à l’objectif — mais avec lesquels elle cherche déjà autre chose qu’une simple image maîtrisée : une présence. Cette recherche va progressivement devenir centrale. Issue de la photographie de mode, Vanessa von Zitzewitz garde une exigence visuelle forte : fonds sobres, lumière précise, cadrages nets. Tout est en place. Mais face aux chevaux, quelque chose change. Ou plutôt, quelque chose résiste. Un frémissement. Une oreille qui pivote. Un regard qui se dérobe. Ces détails-là ne se dirigent pas. Ils arrivent. Son travail a souvent exploré les contrastes — entre corps et décor, entre contrôle et lâcher-prise. On pense à ses séries comme Catwalk ou Snake, où l’eau devient un élément perturbateur, presque imprévisible. Ou encore à Dancing with Elephants, hommage à Richard Avedon, où la relation entre l’humain et l’animal prend une dimension presque chorégraphique.Mais avec les chevaux, le rapport semble plus direct, plus silencieux. Il n’y a pas d’effet spectaculaire, pas de mise en scène envahissante. Le cheval est souvent seul, presque face à nous. Cela crée une proximité particulière. On n’est plus dans une image à regarder de loin — on est dans une rencontre. On regarde, mais on a aussi l’impression d’être regardé. La lumière vient souligner sans jamais dominer. Elle suit les lignes du corps, révèle la puissance sans la dramatiser. Il y a une forme de respect dans cette manière de montrer, comme si la photographe cherchait à ne pas prendre trop de place. Et c’est sans doute là que son travail touche quelque chose de juste. Entre maîtrise et abandon, entre esthétique et présence, Vanessa von Zitzewitz construit un espace où l’animal peut exister sans être réduit à une idée ou à un symbole. Sa passion pour les animaux, profondément ancrée dans son parcours, se ressent ici sans discours — simplement dans la manière de regarder. Aujourd’hui exposée dans le monde entier — de Paris à Tokyo, en passant par Art Basel, Paris Photo ou encore Fotografiska — elle continue de développer une œuvre reconnue, mais qui garde cette qualité rare : ne pas écraser son sujet. Ses photographies ne cherchent pas à impressionner. Elles invitent plutôt à ralentir. À se tenir, un instant, face à un être vivant. Et à accepter de simplement le voir.