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Anima-Mag

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CHAT: Et si nous avions tout faux sur son indépendance

CHAT: Et si nous avions tout faux sur son indépendance octobre 23, 2026 Vanessa DUBOST Près d’un chat sur deux dormirait dans le lit de son humain et 73 % suivraient régulièrement ses déplacements dans la maison. À l’occasion du lancement de son Observatoire des chats et de leurs humains, la marque française Caats dévoile un portrait-robot du chat en 2026 qui bouscule quelques idées reçues. Pour décrypter ces comportements, Jessica Serra, docteure en éthologie et spécialiste de la cognition animale, nous éclaire sur les liens affectifs qui unissent les félins à leurs humains. Un félin bien plus sociable qu’on ne l’imagine Silencieux, mystérieux, autonome, parfois même indifférent… Le chat a longtemps cultivé une réputation d’animal indépendant, qui apprécierait avant tout la tranquillité de son territoire. Pourtant, les comportements observés chez nos compagnons racontent une histoire plus nuancée. Pour établir son portrait-robot du chat en 2026, Caats a analysé 70 879 profils de chats renseignés par ses clients et interrogé 5 003 propriétaires. Parmi les résultats les plus révélateurs, 45 % des répondants décrivent leur compagnon comme câlin, tandis que 68 % le considèrent comme assez ou très bavard. Le qualificatif « indépendant », lui, n’arrive qu’en quatrième position, cité par 23 % des propriétaires. Autre constat : 73 % des personnes interrogées indiquent que leur chat les suit souvent ou presque toujours d’une pièce à l’autre. Et 49 % déclarent que leur compagnon dort dans leur lit. De quoi remettre en question l’image du félin distant et solitaire. Mais que traduisent réellement ces comportements ? Jessica Serra : « Le chat domestique est bien plus social qu’on ne l’a longtemps imaginé » Pour Jessica Serra, docteure en éthologie, spécialiste de la cognition animale et autrice de Dans la tête d’un chat, ces résultats s’inscrivent dans une évolution de notre compréhension du comportement félin. « Loin du mythe du félin solitaire arpentant les vastes étendues de son territoire, le chat domestique a suivi son propre chemin au cours de son évolution auprès des hommes. Il en résulte un animal bien plus social qu’on ne l’a longtemps imaginé », explique-t-elle. Au fil de sa domestication, le chat a appris à composer avec un cercle social élargi : ses congénères, les autres espèces présentes dans son environnement et, bien sûr, les humains qui partagent sa vie. Il a également développé des moyens de communication adaptés à cette cohabitation. Les miaulements en sont un exemple particulièrement parlant. Alors que les chats sauvages adultes miaulent relativement peu, nos compagnons domestiques continuent de vocaliser tout au long de leur vie pour solliciter notre attention, réclamer de la nourriture ou provoquer une interaction. « Ils apprennent, au fil de leurs expériences, quel type de vocalisations suscitent une réaction de notre part, et peuvent ajuster leurs appels en conséquence », précise l’éthologue. Chaque duo humain-chat développe ainsi ses propres habitudes, une forme de langage partagé qui se construit au quotidien. Dormir dans le lit : une marque de confiance ? Si près d’un chat sur deux partage le lit de son humain, cette proximité n’est pas nécessairement anodine. Le sommeil constitue une période de vulnérabilité pour l’animal. Choisir de se reposer à proximité d’une personne peut donc témoigner d’un sentiment de sécurité, auquel s’ajoutent des motivations plus pratiques : la chaleur, le confort et la tranquillité. Pour autant, Jessica Serra invite à ne pas tirer de conclusions trop rapides. « Dormir dans le lit ne suffit pas, en soi, à démontrer l’existence d’un attachement au sens scientifique du terme », rappelle-t-elle. Les recherches sur l’attachement félin s’intéressent notamment à la façon dont les chats réagissent à l’absence de leur humain, puis à son retour. Chez certains individus, la présence de cette personne contribue à réduire le stress et favorise la reprise de l’exploration dans un environnement inconnu. Les données de Caats apportent un autre éclairage : parmi les chats qui dorment dans le lit, 46 % suivent leur humain presque partout, contre 26 % de ceux qui n’y dorment pas. Cette association est intéressante, sans suffire à établir un lien de cause à effet. La proximité peut traduire un attachement, une recherche de confort, de la curiosité ou une combinaison de plusieurs facteurs. Une chose est néanmoins certaine : la présence humaine occupe une place importante dans le quotidien de nombreux chats. Un caractère bien à eux, au-delà des clichés Câlin, joueur, curieux, gourmand ou boudeur… Nous attribuons volontiers des traits de personnalité à nos compagnons. Mais peut-on réellement parler de caractère chez le chat sans projeter sur lui nos propres émotions ? Pour Jessica Serra, la réponse est claire : oui. En éthologie, on parle de personnalité animale pour désigner des différences individuelles de comportement relativement stables dans le temps. Certains chats se montrent plus curieux, d’autres plus craintifs ; certains recherchent volontiers le contact, tandis que d’autres préfèrent garder leurs distances. Ces traits peuvent être influencés par la génétique, mais aussi par les expériences précoces, la socialisation et l’environnement. Des outils scientifiques, comme les questionnaires Feline Five et Fe-BARQ, permettent d’évaluer différentes dimensions du comportement félin. La curiosité et les tendances sociales font notamment partie des caractéristiques étudiées. En revanche, certains qualificatifs du quotidien, comme « boudeur », ne correspondent pas à des dimensions scientifiques reconnues de la personnalité féline. « Il se peut bien que votre chat “boudeur” ne vous en veuille pas du tout, mais qu’il cherche simplement à retrouver un peu de tranquillité », souligne l’éthologue. Une invitation à observer nos animaux avec davantage de curiosité, sans interpréter systématiquement leurs réactions à travers le prisme de nos propres émotions. Chats roux, chats noirs : la couleur fait-elle le caractère ? Le portrait dressé par Caats s’intéresse également aux différences de tempérament perçues selon la couleur de la robe. Les chats roux seraient notamment décrits comme plus sociables par certains propriétaires. Cette observation rejoint les résultats de quelques travaux scientifiques, mais elle ne permet pas d’affirmer que la couleur du pelage détermine le caractère. Les recherches consacrées à cette question livrent des

Quand le souvenir prend racine : les nouveaux rituels du deuil animalier

Quand le souvenir prend racine : les nouveaux rituels du deuil animalier octobre 23, 2026 Vanessa DUBOST À l’approche de la Toussaint, le deuil animalier change de visage. Arbre du souvenir, jardin de recueillement, urne à la maison, empreinte, bijou cinéraire ou mémorial en ligne : les façons de rendre hommage à un compagnon disparu se multiplient. En France comme en Belgique, cette évolution témoigne d’une réalité désormais mieux reconnue : perdre son animal, c’est aussi perdre un membre de sa famille. Pendant longtemps, la mort d’un animal était un sujet dont on parlait peu. Aujourd’hui, alors que chiens, chats et autres compagnons occupent une place toujours plus importante dans nos vies, leur disparition s’accompagne de nouveaux rituels. Selon une étude Kantar réalisée pour Veternity en mai 2025, 94 % des propriétaires considèrent leur animal comme un proche. Ils sont également 78 % à estimer que lui dire au revoir mérite autant de respect et de rituels que pour un deuil humain, tandis que 60 % jugent important de commémorer son souvenir après sa mort. Une évolution qui traduit un changement profond dans notre rapport à l’animal : lorsque celui-ci est considéré comme un véritable membre de la famille, sa disparition appelle aussi des gestes permettant de lui dire au revoir et de conserver une trace du lien qui les unissait. Quand le souvenir prend racine Parmi les nouvelles formes de commémoration, l’arbre du souvenir possède une symbolique particulière. Veternity, présent en France et en Belgique, propose aujourd’hui, via Esthima, d’associer la mémoire d’un animal disparu à un arbre dans une forêt française dédiée. Lorsque la famille le souhaite, les cendres de l’animal peuvent être déposées au cœur de ses racines. L’arbre devient alors un lieu vivant de mémoire. Il grandit, traverse les saisons et offre aux proches un endroit où revenir, se recueillir et continuer à faire vivre le souvenir. « Avec les arbres du souvenir, nous souhaitons proposer un lieu qui ne soit pas uniquement associé à la disparition, mais à la continuité du lien. L’arbre grandit, traverse les saisons et devient un repère auquel les familles peuvent associer la mémoire de leur animal », explique Rebecca Diliberto, Directrice Marketing Veternity. La démarche porte également une histoire particulière : le premier lot d’arbres acquis par Veternity a été consacré à la mémoire d’animaux décédés dont les propriétaires n’avaient pas pu être retrouvés. Une manière de rendre hommage également à ces animaux anonymes, qui bénéficient d’une crémation réalisée gracieusement par Veternity. Le crématorium, un lieu pour dire au revoir Le crématorium animalier n’est plus seulement un lieu de prise en charge après le décès. Il peut également devenir un espace de cérémonie et de recueillement. À travers Esthima, les familles peuvent être accompagnées jusqu’au dernier moment et organiser un temps d’hommage à leur compagnon. Un dernier regard, une dernière caresse, quelques mots : autant de gestes qui permettent de marquer symboliquement la séparation. Les jardins du souvenir des crématoriums Esthima offrent également un espace dédié à la mémoire de l’animal. La crémation avec restitution des cendres s’inscrit elle aussi progressivement dans les pratiques connues des propriétaires. Selon une étude OpinionWay réalisée en septembre 2026 pour Veternity, 75 % des propriétaires d’animaux déclarent connaître cette possibilité. À la maison, garder une présence Pour certaines familles, le lieu du souvenir reste tout simplement la maison. Après une crémation avec restitution des cendres, l’urne peut être conservée auprès d’une photographie, d’un objet ayant appartenu à l’animal ou d’une bougie. Elle devient alors un objet de mémoire, intégré à l’univers quotidien de la famille. Certaines urnes peuvent également être inhumées dans un jardin, dans un endroit où l’animal aimait se reposer ou passer du temps. D’autres choisissent des souvenirs plus discrets : une empreinte de patte, quelques poils soigneusement conservés ou encore un bijou cinéraire contenant une petite quantité de cendres. Des gestes très différents, mais une même volonté : conserver une trace physique d’un compagnon dont la présence a profondément marqué le quotidien. Le souvenir entre aussi dans le monde numérique Le lieu de mémoire n’est désormais plus nécessairement physique. Photos, vidéos, réseaux sociaux, albums numériques et mémoriaux en ligne permettent de continuer à raconter l’histoire d’un animal après sa disparition. Sur Esthima.fr, dans la rubrique « Rendre hommage », les familles peuvent notamment créer un mémorial consacré à leur compagnon afin de réunir photographies, souvenirs et messages. Cet espace peut être conservé privé ou partagé avec les proches. Veternity s’est également associé à L’Autre Vie, une initiative dédiée à l’accompagnement des familles après la perte de leur animal. Il est notamment possible de créer gratuitement une étoile symbolique pour son compagnon et de la faire rejoindre la Carte du souvenir, un ciel virtuel où chaque étoile représente la mémoire d’un animal disparu. La mémoire peut ainsi aujourd’hui exister simultanément dans plusieurs espaces : une urne à la maison, un arbre dans une forêt, un jardin du souvenir ou un mémorial en ligne. Une nouvelle manière de penser le deuil animalier Derrière cette multiplication des possibilités se dessine une évolution plus profonde. Le deuil animalier sort progressivement de l’intimité silencieuse pour être davantage reconnu comme une véritable expérience de deuil. « Pendant longtemps, le sujet était essentiellement celui de la prise en charge de l’animal après sa mort. Aujourd’hui, les familles nous parlent davantage de mémoire : comment conserver une trace, comment dire au revoir, mais aussi où revenir pour se souvenir. Notre métier évolue avec ces attentes », souligne Delphine Petit, Responsable Communication Veternity. À l’approche de la Toussaint, cette évolution prend une résonance particulière. Car faire ses adieux ne signifie pas oublier. Planter un arbre, conserver une urne, retourner dans un jardin du souvenir ou créer un mémorial sont autant de façons de donner une place à l’absence. Du cœur d’une forêt à la mémoire numérique, les lieux du souvenir animalier se réinventent. Avec, derrière chacun d’eux, le même besoin : continuer à faire vivre le lien. LES CHIFFRES À RETENIR 94 % des propriétaires considèrent leur animal comme