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Anima-Mag

Le magazine de la protection et du bien-être animal

Automne: 8 choses à savoir pour bien accompagner nos animaux au changement de saison

Automne: 8 choses à savoir pour bien accompagner nos animaux au changement de saison septembre 23, 2026 Vanessa DUBOST   Baisse des températures, journées plus courtes, feuilles qui changent de couleur et promenades en forêt… L’automne transforme notre quotidien, mais aussi celui de nos animaux. De l’alimentation aux balades, en passant par les parasites et les petits dangers de saison, voici les bons réflexes à adopter pour profiter pleinement de cette nouvelle saison à leurs côtés.   🍂 1. Adapter progressivement les promenades Avec le retour de températures plus fraîches, les habitudes de promenade peuvent évoluer. Pour les chiens, l’automne reste une saison idéale pour profiter de longues balades, notamment en forêt ou à la campagne. Mais attention aux sols humides, boueux ou glissants. Après une promenade, un rapide contrôle des coussinets permet de vérifier qu’aucun petit caillou, épillet ou débris ne s’y est logé. Pour les chiens à poils longs, les feuilles mortes et les petits végétaux peuvent également s’accrocher facilement au pelage. 🕷️ 2. Les parasites ne prennent pas forcément de vacances Contrairement à une idée reçue, l’arrivée de l’automne ne signifie pas nécessairement la disparition des parasites. Selon les régions et les conditions météorologiques, les tiques et les puces peuvent rester actives durant une partie de l’automne. Après une promenade dans les herbes hautes, les sous-bois ou les zones boisées, il est donc utile d’inspecter son animal. Un passage de la main ou une vérification du pelage peut permettre de repérer rapidement une tique. Pour connaître la protection la mieux adaptée à son animal, le vétérinaire reste le meilleur interlocuteur. 🌰 3. Attention à ce que l’on ramasse en forêt L’automne est la saison des glands, châtaignes, champignons et autres trésors naturels que les chiens aiment parfois renifler… ou goûter. Or, certains végétaux ou champignons peuvent être dangereux pour les animaux. Il est donc préférable d’éviter de laisser son chien manger ce qu’il trouve au sol, même si cela semble parfaitement naturel. En cas d’ingestion inhabituelle ou de doute, mieux vaut contacter rapidement son vétérinaire plutôt que d’attendre l’apparition de symptômes. 🍄 4. Les champignons : une vigilance particulière Les promenades automnales sont aussi l’occasion de croiser de nombreux champignons sauvages. Certains peuvent être toxiques pour les chiens et les chats. Comme il est parfois difficile de distinguer les espèces dangereuses, la règle la plus simple reste la prudence : on ne laisse pas son animal consommer un champignon trouvé dans la nature. En cas d’ingestion, une photographie du champignon peut être utile au professionnel de santé animale pour faciliter son identification. 🌧️ 5. Après la pluie, place au séchage Un chien trempé après une promenade automnale ? Avant de retrouver le canapé, mieux vaut prévoir une petite séance de séchage. Les oreilles, les pattes, le ventre et les zones situées entre les coussinets méritent une attention particulière. Une serviette absorbante placée près de la porte peut devenir l’accessoire indispensable de la saison. 🕯️ 6. Des journées plus courtes, une visibilité à améliorer À l’automne, les promenades ont parfois lieu tôt le matin ou après la tombée de la nuit. Pour les chiens promenés en ville ou à proximité des routes, les accessoires réfléchissants ou lumineux peuvent améliorer leur visibilité. Collier, harnais, laisse ou petit accessoire réfléchissant : quelques détails peuvent faire une vraie différence lorsque la luminosité diminue. Et pour le propriétaire aussi, une tenue visible et une lampe peuvent être utiles lors des promenades nocturnes. 🐈 7. Les chats aussi vivent le changement de saison Pour les chats qui sortent, l’automne marque également une période de transition. Avec le froid qui arrive, certains chercheront davantage à se mettre à l’abri. Une petite vérification de leur pelage et de leurs pattes au retour peut être utile, particulièrement après des sorties dans des zones boisées ou humides. Pour les chats vivant principalement à l’extérieur, il peut également être intéressant de prévoir un endroit sec et protégé où ils peuvent se mettre à l’abri. 🔥 8. Et si l’on profitait de l’automne pour ralentir ? L’automne n’est pas seulement une saison de vigilance. C’est aussi une formidable occasion de partager autrement du temps avec son animal. Une promenade dans un parc aux couleurs de saison, une nouvelle activité à découvrir ensemble, une séance de jeu à la maison lorsque la pluie s’invite… ou simplement quelques minutes supplémentaires consacrées aux câlins. Car le bien-être animal passe aussi par ces moments simples : bouger, explorer, jouer, observer et partager du temps ensemble. 🍁 Le chiffre à retenir Un changement de saison est l’occasion idéale de faire le point sur les habitudes de son animal : alimentation, activité physique, protection antiparasitaire, soins du pelage et suivi vétérinaire. 🐾 Le saviez-vous ? Les besoins d’un animal ne sont pas uniquement déterminés par la saison : son âge, son état de santé, son mode de vie, sa race ou encore son environnement doivent également être pris en compte. En cas de changement important ou de doute, un conseil personnalisé auprès d’un vétérinaire permet d’adapter les soins à chaque animal. L’automne peut donc être une saison pleine de découvertes, à condition de laisser la nature nous surprendre… tout en gardant un œil attentif sur ceux qui nous accompagnent.

DOMINION: Le film qui nous oblige à regarder

DOMINION: Le film qui nous oblige à regarder septembre 13, 2026 Vanessa DUBOST Il y a des films que l’on regarde. Et puis il y a ceux que l’on n’oublie pas. Dominion est de ceux-là. Sorti en 2018, ce documentaire australien montre, à travers des images tournées dans des élevages et des abattoirs, la réalité de l’exploitation animale. Difficile, parfois insoutenable, mais profondément nécessaire. Je viens de voir Dominion. Et je dois l’avouer : je ne m’attendais pas à être autant bouleversée. On peut aimer les animaux, s’intéresser à leur protection, connaître les débats autour de l’élevage intensif et penser être déjà sensibilisé à leur condition. Et pourtant, certaines images ont une force particulière lorsqu’elles nous mettent directement face à une réalité que l’on préfère souvent ne pas regarder. Dominion est un film à voir. Même lorsqu’il fait mal. Peut-être précisément parce qu’il fait mal. REGARDER CE QUE L’ON NE VOIT JAMAIS Réalisé par Chris Delforce, Dominion s’appuie principalement sur des images filmées dans des exploitations et des installations de l’industrie animale. Le documentaire s’intéresse à différentes formes d’utilisation des animaux : élevage, alimentation, vêtements, divertissement et recherche, en montrant les pratiques qui se déroulent derrière des portes auxquelles le public n’a généralement pas accès. Le procédé est volontairement direct. Pas de mise en scène spectaculaire. Pas de fiction. Des animaux. Des êtres sensibles. Et des images qui témoignent. C’est probablement ce qui rend le film si difficile à regarder. UNE RÉALITÉ À DISTANCE DE NOS VIES L’un des paradoxes de notre rapport aux animaux est là. Nous partageons nos maisons avec des chiens et des chats que nous considérons comme des membres de la famille. Nous sommes émus par leur souffrance, nous les soignons, nous les protégeons. Et parallèlement, d’autres animaux restent très largement invisibles dans notre quotidien. Nous connaissons rarement leurs conditions de vie, leur transport ou leur fin de vie. Dominion vient précisément combler cette distance. Le film nous demande de regarder ce qui se passe lorsque l’animal cesse d’être perçu comme un individu pour devenir une production, une ressource ou un produit. DES IMAGES QUI RESTENT Il faut prévenir ceux qui souhaitent découvrir le film : certaines scènes sont extrêmement difficiles. Dominion n’est pas un documentaire que l’on regarde distraitement un soir. Certaines séquences peuvent choquer, bouleverser, voire donner envie d’arrêter le film. Mais c’est aussi ce qui fait sa particularité. Car derrière chaque image, il y a un animal qui ressent, qui cherche à fuir, qui manifeste du stress, de la peur ou de la douleur. Et soudain, le mot « élevage » devient beaucoup plus concret. COMPRENDRE AVANT DE JUGER Chez ANIMA, nous défendons une conviction simple : le bien-être animal commence par la compréhension. C’est aussi pour cette raison que Dominion mérite d’être regardé. Pas nécessairement pour nous dicter ce que nous devons penser ou ce que nous devons manger. Mais pour nous donner accès à une réalité que nous ne voyons presque jamais. Le film peut susciter de la colère, de la tristesse, de l’incompréhension. Il peut également provoquer des questionnements sur nos habitudes et sur le système dans lequel nous vivons. Et c’est déjà beaucoup. UN FILM QUI LAISSE UNE TRACE Je ne suis pas sortie de Dominion avec toutes les réponses. Mais avec beaucoup de questions. Sur notre rapport aux animaux.Sur ce que nous acceptons de ne pas voir.Sur la frontière que nous établissons entre certains animaux et d’autres.Et surtout sur la responsabilité qui est la nôtre lorsque nous découvrons une réalité qui nous dérange. C’est peut-être là que réside la force de ce documentaire. Il ne nous laisse pas simplement spectateurs. Il nous oblige à réfléchir. À VOIR, MAIS À SAVOIR AVANT ⚠️ Dominion contient des images extrêmement difficiles et peut être déconseillé aux personnes sensibles. Mais si vous êtes prêt à regarder cette réalité en face, je vous recommande profondément de voir ce film. Parce que parfois, comprendre commence simplement par accepter de regarder. Dominion est disponible gratuitement en ligne sur plusieurs plateformes officielles du documentaire. LE SAVIEZ-VOUS ? Le documentaire Dominion, sorti en 2018, a été réalisé par Chris Delforce. Il utilise notamment des images issues de caméras cachées et de drones afin de documenter différentes pratiques de l’industrie animale. NOTRE REGARD ANIMA Un film difficile. Très difficile. Mais un film important. On peut détourner les yeux devant certaines images. On peut avoir besoin de faire une pause. On peut même ne pas être d’accord avec tous les choix éditoriaux du documentaire. Mais après l’avoir vu, il est difficile de prétendre que l’on ne savait pas. Et peut-être que c’est précisément pour cela que Dominion mérite d’être vu. A voir sur You Tube: https://www.youtube.com/watch?v=LQRAfJyEsko&list=PLNocapBJ25tCb59Rl-7oeSnqaEMY5IWjl&rco=1  

MUSTANGS : LES CHEVAUX SAUVAGES DE L’OUEST AMÉRICAIN MENACÉS ?

MUSTANGS : LES CHEVAUX SAUVAGES DE L’OUEST AMÉRICAIN MENACÉS ? septembre 5, 2026 Vanessa DUBOST Ils incarnent la liberté et les grands espaces américains. Pourtant, les mustangs sont aujourd’hui au cœur d’un débat qui oppose protection animale, préservation des écosystèmes et activités humaines. Des milliers de chevaux vivant en liberté sont capturés chaque année. Mais que se passe-t-il réellement aux États-Unis ? Des chevaux devenus symboles de l’Amérique Crinière au vent, galop dans les plaines arides : le mustang est indissociable de l’imaginaire de l’Ouest américain. Pourtant, contrairement à ce que son image pourrait laisser penser, le mustang n’est pas une espèce sauvage originaire d’Amérique du Nord. Ses ancêtres ont été introduits par les Européens, notamment les Espagnols, à partir du XVIe siècle. Certains chevaux se sont échappés ou ont été relâchés et ont progressivement formé des populations vivant en liberté. Au fil des siècles, ces chevaux se sont adaptés aux conditions parfois extrêmes de l’Ouest. Aujourd’hui, ils constituent l’un des symboles les plus forts du patrimoine naturel américain. Quand les populations deviennent difficiles à gérer Le problème est aujourd’hui principalement démographique. Sur certaines terres publiques de l’Ouest, les populations de chevaux sauvages ont augmenté au-delà du niveau considéré comme soutenable par les autorités. Dans ces régions arides, l’eau et la végétation sont limitées et doivent être partagées avec la faune sauvage, mais aussi avec les troupeaux d’élevage. Le Bureau of Land Management (BLM) est chargé de gérer une grande partie de ces populations. Pour limiter leur croissance, l’agence organise régulièrement des opérations de capture. Les chevaux sont alors retirés de leur environnement naturel. Certains sont proposés à l’adoption, tandis que d’autres restent dans des structures de détention. Et c’est là que le système atteint ses limites. Des captures qui suscitent la controverse Pour les autorités américaines, ces opérations répondent à un objectif de gestion des territoires et de protection des écosystèmes. Les associations de protection animale contestent cependant le recours à des captures massives et s’inquiètent du devenir des chevaux une fois retirés de leur milieu naturel. Elles défendent notamment le recours à des méthodes de contrôle des naissances, afin de réduire progressivement les populations sans multiplier les captures. La contraception constitue aujourd’hui l’une des pistes étudiées pour parvenir à un meilleur équilibre. Elle nécessite toutefois un suivi régulier des troupeaux et ne constitue pas une solution immédiate. Un conflit qui dépasse la cause animale Derrière le destin des mustangs se joue en réalité une question beaucoup plus large : quelle place les États-Unis veulent-ils accorder à la nature sauvage sur leurs terres publiques ? Dans l’Ouest américain, les espaces sont convoités par de nombreux acteurs. Éleveurs, défenseurs de la biodiversité, autorités publiques et associations de protection animale ne partagent pas toujours la même vision de leur utilisation. Le changement climatique et les épisodes de sécheresse compliquent encore la situation en accentuant la pression sur les ressources naturelles. Le débat ne consiste donc pas simplement à choisir entre « sauver les chevaux » ou « protéger les écosystèmes ». Il s’agit de trouver un équilibre permettant aux mustangs de continuer à vivre en liberté tout en préservant les territoires dont dépendent également les autres espèces. LES CHIFFRES À RETENIR Des dizaines de milliers de chevaux sauvages et de burros vivent sur les terres publiques américaines. Le BLM assure la gestion d’une grande partie de ces populations dans plusieurs États de l’Ouest.  Dans certaines régions, la disponibilité de l’eau et de la végétation est au cœur des tensions entre chevaux sauvages, faune et élevage. LE SAVIEZ-VOUS ? Le mot mustang vient de l’espagnol mestengo, qui désignait notamment un animal errant ou vivant en liberté. Et contrairement à l’image du cheval solitaire galopant dans le désert, les mustangs sont des animaux sociaux. Ils vivent généralement en groupes familiaux et entretiennent des relations durables avec leurs congénères. Préserver les mustangs, mais aussi leur territoire Le paradoxe est frappant : les mustangs sont devenus l’un des symboles de la liberté américaine, alors que leur avenir dépend aujourd’hui largement de décisions humaines. La question n’est donc plus seulement de savoir combien de chevaux peuvent vivre sur ces terres, mais comment leur permettre d’y rester sans compromettre l’équilibre des écosystèmes. Entre captures, adoption, contraception et protection des habitats, les solutions sont complexes et aucune ne fait consensus. Mais derrière les chiffres et les controverses, il reste une évidence : un mustang n’est pas un simple animal « en trop ». C’est un être vivant, social, qui fait désormais partie de l’histoire et du paysage américain. L’enjeu sera peut-être, demain, de ne plus opposer la liberté des chevaux à la protection de la nature, mais de trouver enfin une manière de les faire coexister.