Le chien, nouvel allié du bien-être au travail ?

Le chien, nouvel allié du bien-être au travail ? août 19, 2026 Vanessa DUBOST août 19, 2026 Et si le bureau devenait aussi un lieu où les chiens ont leur place ? En Belgique, l’idée séduit de plus en plus de propriétaires. Selon une nouvelle enquête menée par Purina auprès de 1.000 propriétaires d’animaux actifs professionnellement, 55 % des propriétaires de chiens aimeraient pouvoir emmener leur compagnon au travail. Longtemps cantonné à la sphère privée, le chien est aujourd’hui considéré comme un véritable membre de la famille. Dès lors, la possibilité de l’avoir ponctuellement à ses côtés pendant la journée de travail apparaît pour beaucoup comme une évolution naturelle. Moins de stress, une meilleure ambiance Les résultats de l’enquête montrent que les Belges associent largement la présence des chiens au bureau à des effets positifs sur l’environnement professionnel. 53 % des personnes interrogées pensent que les chiens peuvent contribuer à réduire le stress au travail, tandis que 50 % estiment qu’ils peuvent favoriser une meilleure ambiance au sein des équipes. Plus surprenant encore, 16 % pensent que leur présence pourrait avoir un effet positif sur la productivité. À l’inverse, seul un Belge sur dix s’attend à un impact négatif sur le lieu de travail. La présence d’un animal pourrait également contribuer à créer davantage de moments d’échange entre collègues. Une promenade, une pause ou simplement la présence d’un chien dans un espace commun peuvent favoriser les interactions et apporter une respiration dans des journées parfois très rythmées. Un nouvel argument pour les employeurs La question dépasse désormais le simple confort des propriétaires de chiens. Elle touche également à la manière dont les entreprises pensent le bien-être de leurs collaborateurs. Selon l’étude, 61 % des Belges déclarent qu’une politique autorisant les chiens au bureau influencerait positivement leur perception d’un employeur. Dans un contexte où les entreprises cherchent à attirer et fidéliser leurs talents, proposer un environnement de travail plus flexible et plus attentif au bien-être pourrait donc constituer un véritable atout. Des recherches internationales citées par Purina vont dans le même sens : 40 % des employés bénéficiant d’une politique Pets at Work déclarent que celle-ci a amélioré leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, tandis que la moitié des employés qui n’en bénéficient pas considèrent sa mise en place comme un avantage social attractif. Mais accueillir un chien au bureau ne s’improvise pas Si le concept séduit, il ne suffit évidemment pas d’ouvrir les portes de l’entreprise aux chiens pour que tout fonctionne. Allergies, phobies, bruit, sécurité, hygiène ou encore cohabitation entre animaux sont autant de paramètres à prendre en compte. Une politique « pet-friendly » doit donc être pensée de manière structurée et tenir compte aussi bien des besoins des propriétaires que de ceux des collaborateurs qui ne vivent pas avec un animal. C’est précisément sur cet aspect que Purina souhaite accompagner les entreprises avec son programme Pets at Work. L’entreprise propose notamment un kit gratuit comprenant un guide étape par étape, des modèles de règlement intérieur, des supports de communication, de la signalétique, des listes de contrôle ainsi que des conseils pratiques pour accueillir les chiens dans de bonnes conditions. L’objectif : permettre aux entreprises d’évaluer concrètement la faisabilité d’un environnement de travail adapté aux animaux et de mettre en place un cadre clair pour tous. Worldline montre l’exemple en Belgique Le mouvement commence déjà à se concrétiser dans certaines entreprises belges. Worldline a ainsi mis en place un environnement accueillant pour les chiens avec le soutien du programme Pets at Work de Purina. L’entreprise a notamment créé une zone spécialement dédiée aux chiens et établi des règles permettant à chacun de travailler dans de bonnes conditions. « L’introduction d’un lieu de travail accueillant pour les chiens répondait à une demande de certains de nos collaborateurs », explique Worldline. L’entreprise souligne également l’importance de faire en sorte que les collaborateurs avec ou sans chien puissent tous se sentir à l’aise. Et si le bureau de demain était plus animal ? Au-delà de la simple tendance « dog-friendly », cette évolution témoigne surtout d’un changement dans notre rapport aux animaux de compagnie. Pour de nombreux propriétaires, le chien fait partie intégrante de la famille et sa présence peut avoir une réelle importance dans l’équilibre quotidien. Reste à trouver le juste équilibre. Car un bureau accueillant pour les chiens n’est pas nécessairement un bureau où les animaux sont présents partout, tout le temps. C’est avant tout un environnement qui définit des règles, des espaces et des conditions permettant une cohabitation harmonieuse. Une chose semble néanmoins certaine : alors que 55 % des propriétaires de chiens actifs souhaitent pouvoir emmener leur compagnon au travail, le « pet-friendly » pourrait bien devenir demain un élément à part entière de la réflexion sur le bien-être en entreprise. 5 chiffres à retenir 55 % des propriétaires de chiens actifs aimeraient emmener leur animal au travail. 53 % pensent que les chiens peuvent contribuer à réduire le stress. 50 % estiment qu’ils peuvent améliorer l’ambiance au sein des équipes. 16 % pensent que leur présence pourrait augmenter la productivité. 61 % déclarent qu’une politique autorisant les chiens au bureau améliorerait leur perception d’un employeur. Étude réalisée par l’institut iVOX pour Purina auprès de 1.000 propriétaires d’animaux actifs professionnellement en Belgique. Pour en savoir plus : Découvrez le programme Pets at Work de Purina
« Un animal disparu, ce n’est jamais juste un animal »

« Un animal disparu, ce n’est jamais juste un animal » juillet 18, 2026 Vanessa DUBOST À la tête de l’émission Animal porté disparu sur RTL-TVI, Sandrine Dans accompagne des familles confrontées à l’une des épreuves les plus déstabilisantes : la disparition d’un animal. Entre empathie, engagement et vécu personnel, elle revient sur une expérience profondément humaine. Depuis plusieurs mois, Sandrine Dans prête sa voix et sa sensibilité à une émission pas comme les autres. Animal porté disparu ne raconte pas seulement des enquêtes : elle raconte des liens, des absences, et parfois des retrouvailles. Pour ANIMA, l’animatrice revient sur ce qui l’a poussée à s’engager dans ce projet, et sur ce qu’il révèle de notre relation aux animaux. Qu’est-ce qui vous a attirée dans ce projet ? Ce projet existe depuis longtemps. Il y a six ans, Gérôme Noël m’en a parlé pour la première fois. À l’époque, il réalisait L’Amour est dans le pré et il m’a dit : “J’ai une idée, j’ai pensé à toi.” J’ai tout de suite été emballée. Mais en télévision, les projets prennent du temps à se concrétiser… et six ans plus tard, quand il m’a annoncé que c’était enfin lancé, j’étais prête. Il savait que j’attendais ça, notamment parce qu’il connaît mon amour pour les animaux. Et puis c’est un concept unique, qui n’existe nulle part ailleurs. Qu’est-ce qui vous touche le plus dans ces histoires ? La détresse des familles. Un animal, ce n’est pas un “plus” dans une vie, c’est un membre de la famille. Quand il disparaît, on est complètement démuni. On ne sait pas par où commencer, à qui s’adresser. L’émotion prend le dessus sur tout le reste. Ce qui me touche, c’est cette envie de les aider, de leur apporter des réponses. Y a-t-il une histoire qui vous a particulièrement marquée ? Oui, celle d’Adec, un vieux Jack Russell disparu du côté de Bertrix. Il était sourd, aveugle, affaibli… On pense qu’il est probablement allé se cacher pour mourir. Mais ne pas pouvoir apporter de réponse à la famille, ne pas pouvoir leur permettre de faire leur deuil, c’est extrêmement perturbant. Ça m’a beaucoup touchée. Comment gérez-vous l’émotion des familles ? Je reste moi-même. Si je suis touchée, je ne le cache pas. Mais on travaille en équipe, et chacun a son rôle. Certains, comme Julien, qui fait partie de la cellule bien-être animal de la police, ont une approche plus factuelle. Dans ces moments-là, je peux lui passer le relais. Moi, je suis là aussi comme un soutien humain, proche des familles. Avez-vous vous-même vécu la disparition d’un animal ? Oui. J’avais une douzaine d’années. Mon chien avait très peur des orages. Un jour, alors qu’il faisait beau, un orage a éclaté et elle a disparu. On ne l’a jamais retrouvée. On ne sait pas ce qu’elle est devenue. C’est une histoire qui m’a marquée et qui résonne encore aujourd’hui. Qu’avez-vous appris grâce à cette émission ? La solidarité. Lors d’une battue organisée pour retrouver un chien, j’ai été frappée par le nombre de personnes venues aider, sans même connaître l’animal ou sa famille. Les gens se mobilisent parce qu’ils se projettent : “Et si c’était le mien ?” Ça m’a profondément touchée. Ça rappelle aussi qu’il y a beaucoup de bienveillance chez les gens. Pensez-vous que ce type de programme peut faire évoluer les mentalités ? Oui, j’en suis convaincue. Au-delà de la recherche, on apprend énormément sur le comportement animal. Un animal paniqué peut perdre ses repères, ne plus répondre à son nom… Comprendre cela peut vraiment changer la manière dont on agit. Quel conseil donneriez-vous en cas de disparition ? Ne pas abandonner. Continuer à chercher, à diffuser, à prévenir les vétérinaires, la police, les réseaux sociaux. Et surtout : faire identifier son animal. C’est essentiel. On pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres… jusqu’au jour où ça arrive. Vous avez récemment perdu vos deux bouledogues… Oui, à six mois d’intervalle. Ils avaient dix ans, ce qui est déjà un bel âge pour des bouledogues. J’ai eu la chance de les voir partir naturellement, sans devoir prendre de décision difficile. Mais ça reste une immense peine. Ils faisaient partie de la famille, ils ont grandi avec mes enfants. Le deuil d’un animal est souvent sous-estimé, mais il peut être aussi fort que celui d’un humain. Vous avez accueilli un nouveau chien depuis… Oui, un petit caniche nommé Marcel. C’est arrivé un peu par hasard, mais j’aime penser que rien n’arrive par hasard. Il a apporté beaucoup de lumière à la maison, surtout dans cette période de deuil. Chaque animal est-il unique ? Oui, profondément. Mais il y a aussi des liens, des continuités; Comme dans une famille. Et j’aime croire que certains animaux arrivent dans nos vies pour une raison précise. Parlez-nous de Marcel… Marcel est très intelligent, très vif, très observateur. Il est aussi extrêmement attachant. Il a une énergie complètement différente de mes bouledogues, mais il a su trouver sa place immédiatement. En quelques heures, il faisait déjà partie de la famille. À travers Animal porté disparu, Sandrine Dans ne se contente pas de raconter des histoires : elle met en lumière des liens invisibles mais essentiels. Et rappelle, avec simplicité, que derrière chaque disparition, il y a une attente, un espoir — et un amour profond.