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Anima-Mag

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Quand le souvenir prend racine : les nouveaux rituels du deuil animalier

Quand le souvenir prend racine : les nouveaux rituels du deuil animalier octobre 23, 2026 Vanessa DUBOST À l’approche de la Toussaint, le deuil animalier change de visage. Arbre du souvenir, jardin de recueillement, urne à la maison, empreinte, bijou cinéraire ou mémorial en ligne : les façons de rendre hommage à un compagnon disparu se multiplient. En France comme en Belgique, cette évolution témoigne d’une réalité désormais mieux reconnue : perdre son animal, c’est aussi perdre un membre de sa famille. Pendant longtemps, la mort d’un animal était un sujet dont on parlait peu. Aujourd’hui, alors que chiens, chats et autres compagnons occupent une place toujours plus importante dans nos vies, leur disparition s’accompagne de nouveaux rituels. Selon une étude Kantar réalisée pour Veternity en mai 2025, 94 % des propriétaires considèrent leur animal comme un proche. Ils sont également 78 % à estimer que lui dire au revoir mérite autant de respect et de rituels que pour un deuil humain, tandis que 60 % jugent important de commémorer son souvenir après sa mort. Une évolution qui traduit un changement profond dans notre rapport à l’animal : lorsque celui-ci est considéré comme un véritable membre de la famille, sa disparition appelle aussi des gestes permettant de lui dire au revoir et de conserver une trace du lien qui les unissait. Quand le souvenir prend racine Parmi les nouvelles formes de commémoration, l’arbre du souvenir possède une symbolique particulière. Veternity, présent en France et en Belgique, propose aujourd’hui, via Esthima, d’associer la mémoire d’un animal disparu à un arbre dans une forêt française dédiée. Lorsque la famille le souhaite, les cendres de l’animal peuvent être déposées au cœur de ses racines. L’arbre devient alors un lieu vivant de mémoire. Il grandit, traverse les saisons et offre aux proches un endroit où revenir, se recueillir et continuer à faire vivre le souvenir. « Avec les arbres du souvenir, nous souhaitons proposer un lieu qui ne soit pas uniquement associé à la disparition, mais à la continuité du lien. L’arbre grandit, traverse les saisons et devient un repère auquel les familles peuvent associer la mémoire de leur animal », explique Rebecca Diliberto, Directrice Marketing Veternity. La démarche porte également une histoire particulière : le premier lot d’arbres acquis par Veternity a été consacré à la mémoire d’animaux décédés dont les propriétaires n’avaient pas pu être retrouvés. Une manière de rendre hommage également à ces animaux anonymes, qui bénéficient d’une crémation réalisée gracieusement par Veternity. Le crématorium, un lieu pour dire au revoir Le crématorium animalier n’est plus seulement un lieu de prise en charge après le décès. Il peut également devenir un espace de cérémonie et de recueillement. À travers Esthima, les familles peuvent être accompagnées jusqu’au dernier moment et organiser un temps d’hommage à leur compagnon. Un dernier regard, une dernière caresse, quelques mots : autant de gestes qui permettent de marquer symboliquement la séparation. Les jardins du souvenir des crématoriums Esthima offrent également un espace dédié à la mémoire de l’animal. La crémation avec restitution des cendres s’inscrit elle aussi progressivement dans les pratiques connues des propriétaires. Selon une étude OpinionWay réalisée en septembre 2026 pour Veternity, 75 % des propriétaires d’animaux déclarent connaître cette possibilité. À la maison, garder une présence Pour certaines familles, le lieu du souvenir reste tout simplement la maison. Après une crémation avec restitution des cendres, l’urne peut être conservée auprès d’une photographie, d’un objet ayant appartenu à l’animal ou d’une bougie. Elle devient alors un objet de mémoire, intégré à l’univers quotidien de la famille. Certaines urnes peuvent également être inhumées dans un jardin, dans un endroit où l’animal aimait se reposer ou passer du temps. D’autres choisissent des souvenirs plus discrets : une empreinte de patte, quelques poils soigneusement conservés ou encore un bijou cinéraire contenant une petite quantité de cendres. Des gestes très différents, mais une même volonté : conserver une trace physique d’un compagnon dont la présence a profondément marqué le quotidien. Le souvenir entre aussi dans le monde numérique Le lieu de mémoire n’est désormais plus nécessairement physique. Photos, vidéos, réseaux sociaux, albums numériques et mémoriaux en ligne permettent de continuer à raconter l’histoire d’un animal après sa disparition. Sur Esthima.fr, dans la rubrique « Rendre hommage », les familles peuvent notamment créer un mémorial consacré à leur compagnon afin de réunir photographies, souvenirs et messages. Cet espace peut être conservé privé ou partagé avec les proches. Veternity s’est également associé à L’Autre Vie, une initiative dédiée à l’accompagnement des familles après la perte de leur animal. Il est notamment possible de créer gratuitement une étoile symbolique pour son compagnon et de la faire rejoindre la Carte du souvenir, un ciel virtuel où chaque étoile représente la mémoire d’un animal disparu. La mémoire peut ainsi aujourd’hui exister simultanément dans plusieurs espaces : une urne à la maison, un arbre dans une forêt, un jardin du souvenir ou un mémorial en ligne. Une nouvelle manière de penser le deuil animalier Derrière cette multiplication des possibilités se dessine une évolution plus profonde. Le deuil animalier sort progressivement de l’intimité silencieuse pour être davantage reconnu comme une véritable expérience de deuil. « Pendant longtemps, le sujet était essentiellement celui de la prise en charge de l’animal après sa mort. Aujourd’hui, les familles nous parlent davantage de mémoire : comment conserver une trace, comment dire au revoir, mais aussi où revenir pour se souvenir. Notre métier évolue avec ces attentes », souligne Delphine Petit, Responsable Communication Veternity. À l’approche de la Toussaint, cette évolution prend une résonance particulière. Car faire ses adieux ne signifie pas oublier. Planter un arbre, conserver une urne, retourner dans un jardin du souvenir ou créer un mémorial sont autant de façons de donner une place à l’absence. Du cœur d’une forêt à la mémoire numérique, les lieux du souvenir animalier se réinventent. Avec, derrière chacun d’eux, le même besoin : continuer à faire vivre le lien. LES CHIFFRES À RETENIR 94 % des propriétaires considèrent leur animal comme

« Un animal disparu, ce n’est jamais juste un animal »

« Un animal disparu, ce n’est jamais juste un animal » juillet 18, 2026 Vanessa DUBOST À la tête de l’émission Animal porté disparu sur RTL-TVI, Sandrine Dans accompagne des familles confrontées à l’une des épreuves les plus déstabilisantes : la disparition d’un animal. Entre empathie, engagement et vécu personnel, elle revient sur une expérience profondément humaine. Depuis plusieurs mois, Sandrine Dans prête sa voix et sa sensibilité à une émission pas comme les autres. Animal porté disparu ne raconte pas seulement des enquêtes : elle raconte des liens, des absences, et parfois des retrouvailles. Pour ANIMA, l’animatrice revient sur ce qui l’a poussée à s’engager dans ce projet, et sur ce qu’il révèle de notre relation aux animaux. Qu’est-ce qui vous a attirée dans ce projet ? Ce projet existe depuis longtemps. Il y a six ans, Gérôme Noël m’en a parlé pour la première fois. À l’époque, il réalisait L’Amour est dans le pré et il m’a dit : “J’ai une idée, j’ai pensé à toi.” J’ai tout de suite été emballée. Mais en télévision, les projets prennent du temps à se concrétiser… et six ans plus tard, quand il m’a annoncé que c’était enfin lancé, j’étais prête. Il savait que j’attendais ça, notamment parce qu’il connaît mon amour pour les animaux. Et puis c’est un concept unique, qui n’existe nulle part ailleurs. Qu’est-ce qui vous touche le plus dans ces histoires ? La détresse des familles. Un animal, ce n’est pas un “plus” dans une vie, c’est un membre de la famille. Quand il disparaît, on est complètement démuni. On ne sait pas par où commencer, à qui s’adresser. L’émotion prend le dessus sur tout le reste. Ce qui me touche, c’est cette envie de les aider, de leur apporter des réponses. Y a-t-il une histoire qui vous a particulièrement marquée ? Oui, celle d’Adec, un vieux Jack Russell disparu du côté de Bertrix. Il était sourd, aveugle, affaibli… On pense qu’il est probablement allé se cacher pour mourir. Mais ne pas pouvoir apporter de réponse à la famille, ne pas pouvoir leur permettre de faire leur deuil, c’est extrêmement perturbant. Ça m’a beaucoup touchée. Comment gérez-vous l’émotion des familles ? Je reste moi-même. Si je suis touchée, je ne le cache pas. Mais on travaille en équipe, et chacun a son rôle. Certains, comme Julien, qui fait partie de la cellule bien-être animal de la police, ont une approche plus factuelle. Dans ces moments-là, je peux lui passer le relais. Moi, je suis là aussi comme un soutien humain, proche des familles. Avez-vous vous-même vécu la disparition d’un animal ? Oui. J’avais une douzaine d’années. Mon chien avait très peur des orages. Un jour, alors qu’il faisait beau, un orage a éclaté et elle a disparu. On ne l’a jamais retrouvée. On ne sait pas ce qu’elle est devenue. C’est une histoire qui m’a marquée et qui résonne encore aujourd’hui. Qu’avez-vous appris grâce à cette émission ? La solidarité. Lors d’une battue organisée pour retrouver un chien, j’ai été frappée par le nombre de personnes venues aider, sans même connaître l’animal ou sa famille. Les gens se mobilisent parce qu’ils se projettent : “Et si c’était le mien ?” Ça m’a profondément touchée. Ça rappelle aussi qu’il y a beaucoup de bienveillance chez les gens. Pensez-vous que ce type de programme peut faire évoluer les mentalités ? Oui, j’en suis convaincue. Au-delà de la recherche, on apprend énormément sur le comportement animal. Un animal paniqué peut perdre ses repères, ne plus répondre à son nom… Comprendre cela  peut vraiment changer la manière dont on agit. Quel conseil donneriez-vous en cas de disparition ? Ne pas abandonner. Continuer à chercher, à diffuser, à prévenir les vétérinaires, la police, les réseaux sociaux. Et surtout : faire identifier son animal. C’est essentiel. On pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres… jusqu’au jour où ça arrive. Vous avez récemment perdu vos deux bouledogues… Oui, à six mois d’intervalle. Ils avaient dix ans, ce qui est déjà un bel âge pour des bouledogues. J’ai eu la chance de les voir partir naturellement, sans devoir prendre de décision difficile. Mais ça reste une immense peine. Ils faisaient partie de la famille, ils ont grandi avec mes enfants. Le deuil d’un animal est souvent sous-estimé, mais il peut être aussi fort que celui d’un humain. Vous avez accueilli un nouveau chien depuis… Oui, un petit caniche nommé Marcel. C’est arrivé un peu par hasard, mais j’aime penser que rien n’arrive par hasard. Il a apporté beaucoup de lumière à la maison, surtout dans cette période de deuil. Chaque animal est-il unique ? Oui, profondément. Mais il y a aussi des liens, des continuités; Comme dans une famille. Et j’aime croire que certains animaux arrivent dans nos vies pour une raison précise. Parlez-nous de Marcel… Marcel est très intelligent, très vif, très observateur. Il est aussi extrêmement attachant. Il a une énergie complètement différente de mes bouledogues, mais il a su trouver sa place immédiatement. En quelques heures, il faisait déjà partie de la famille. À travers Animal porté disparu, Sandrine Dans ne se contente pas de raconter des histoires : elle met en lumière des liens invisibles mais essentiels. Et rappelle, avec simplicité, que derrière chaque disparition, il y a une attente, un espoir — et un amour profond.