« Collection de malade »: GAIA dénonce les dérives de la mode animale

« Collection de malade »: GAIA dénonce les dérives de la mode animale août 25, 2026 Vanessa DUBOST Et si certains animaux étaient devenus, malgré eux, des objets de collection ? Avec sa campagne « Collection de malade », GAIA entend attirer l’attention sur les conséquences de certaines sélections et pratiques d’élevage qui privilégient l’apparence au détriment du bien-être animal. Un museau toujours plus court, des yeux particulièrement grands, un corps miniature, des oreilles disproportionnées… Certaines caractéristiques physiques recherchées chez les chiens, les chats ou d’autres animaux peuvent sembler attendrissantes ou originales. Pourtant, derrière ces silhouettes devenues populaires sur les réseaux sociaux se cachent parfois de sérieux problèmes de santé. C’est le message que souhaite faire passer GAIA avec sa campagne « Collection de malade », qui interroge notre fascination pour les animaux aux caractéristiques physiques extrêmes. Quand l’apparence passe avant la santé Depuis plusieurs années, certaines caractéristiques morphologiques sont devenues particulièrement recherchées. Leur apparence singulière peut contribuer à leur popularité et encourager une demande toujours plus importante. Mais lorsqu’une caractéristique physique devient un critère de sélection, elle peut aussi avoir des conséquences sur la santé des animaux. Chez certaines races de chiens notamment, les morphologies très particulières peuvent être associées à des difficultés respiratoires, des problèmes oculaires, des troubles articulaires ou encore des difficultés à se reproduire naturellement. Le problème n’est donc pas l’animal lui-même, mais la sélection humaine qui a progressivement favorisé certains traits physiques au détriment d’autres critères essentiels, comme la santé et la qualité de vie. Des animaux victimes de leur succès La campagne de GAIA invite ainsi à regarder au-delà de l’image. Un animal qui paraît « adorable » sur une photographie peut parfois vivre avec des contraintes quotidiennes invisibles : respirer difficilement, supporter la chaleur, avoir des problèmes de mobilité ou nécessiter des soins vétérinaires réguliers. La popularité d’une apparence peut également alimenter un cercle difficile à interrompre : plus une caractéristique est recherchée, plus elle est reproduite, et plus elle risque de devenir extrême au fil des générations. À l’heure des réseaux sociaux, cette mécanique peut être amplifiée par les images virales et les phénomènes de mode. Peut-on encore parler de beauté lorsqu’elle fait souffrir ? C’est toute la question soulevée par « Collection de malade ». L’esthétique animale n’est évidemment pas nouvelle. Depuis des siècles, l’être humain sélectionne les animaux domestiques pour leur apparence, leur comportement ou leurs aptitudes. Mais les progrès de la médecine vétérinaire permettent aujourd’hui de mieux identifier les conséquences de certaines sélections. Un animal ne devrait pas avoir à souffrir pour correspondre à un idéal esthétique. Cette réflexion concerne aussi les futurs propriétaires. Avant de craquer pour une apparence ou une race particulièrement à la mode, il est essentiel de s’intéresser à ses besoins, à sa santé et aux éventuelles prédispositions génétiques associées. Repenser notre façon de choisir un animal La campagne de GAIA pose finalement une question simple : qu’attendons-nous réellement d’un animal de compagnie ? Qu’il corresponde à une tendance ? À une esthétique popularisée sur Instagram ou TikTok ? Ou qu’il puisse vivre une vie aussi saine, confortable et longue que possible ? Pour ANIMA, la réponse semble évidente : la beauté d’un animal devrait d’abord résider dans sa vitalité, son bien-être et sa personnalité, plutôt que dans une apparence poussée à l’extrême. Changer notre regard peut aussi contribuer à changer la demande. Privilégier des élevages responsables, se renseigner sur les problèmes de santé propres à certaines races et refuser de soutenir la reproduction de caractéristiques manifestement incompatibles avec le bien-être sont autant de gestes qui peuvent faire évoluer les pratiques. Derrière chaque apparence, un être vivant Avec « Collection de malade », GAIA nous invite surtout à ne pas confondre originalité et bien-être. Parce qu’un animal n’est ni un accessoire de mode, ni une pièce de collection, ni un objet destiné à satisfaire nos critères esthétiques. Avant de choisir un physique, choisissons une vie.
Le chien, nouvel allié du bien-être au travail ?

Le chien, nouvel allié du bien-être au travail ? août 19, 2026 Vanessa DUBOST août 19, 2026 Et si le bureau devenait aussi un lieu où les chiens ont leur place ? En Belgique, l’idée séduit de plus en plus de propriétaires. Selon une nouvelle enquête menée par Purina auprès de 1.000 propriétaires d’animaux actifs professionnellement, 55 % des propriétaires de chiens aimeraient pouvoir emmener leur compagnon au travail. Longtemps cantonné à la sphère privée, le chien est aujourd’hui considéré comme un véritable membre de la famille. Dès lors, la possibilité de l’avoir ponctuellement à ses côtés pendant la journée de travail apparaît pour beaucoup comme une évolution naturelle. Moins de stress, une meilleure ambiance Les résultats de l’enquête montrent que les Belges associent largement la présence des chiens au bureau à des effets positifs sur l’environnement professionnel. 53 % des personnes interrogées pensent que les chiens peuvent contribuer à réduire le stress au travail, tandis que 50 % estiment qu’ils peuvent favoriser une meilleure ambiance au sein des équipes. Plus surprenant encore, 16 % pensent que leur présence pourrait avoir un effet positif sur la productivité. À l’inverse, seul un Belge sur dix s’attend à un impact négatif sur le lieu de travail. La présence d’un animal pourrait également contribuer à créer davantage de moments d’échange entre collègues. Une promenade, une pause ou simplement la présence d’un chien dans un espace commun peuvent favoriser les interactions et apporter une respiration dans des journées parfois très rythmées. Un nouvel argument pour les employeurs La question dépasse désormais le simple confort des propriétaires de chiens. Elle touche également à la manière dont les entreprises pensent le bien-être de leurs collaborateurs. Selon l’étude, 61 % des Belges déclarent qu’une politique autorisant les chiens au bureau influencerait positivement leur perception d’un employeur. Dans un contexte où les entreprises cherchent à attirer et fidéliser leurs talents, proposer un environnement de travail plus flexible et plus attentif au bien-être pourrait donc constituer un véritable atout. Des recherches internationales citées par Purina vont dans le même sens : 40 % des employés bénéficiant d’une politique Pets at Work déclarent que celle-ci a amélioré leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, tandis que la moitié des employés qui n’en bénéficient pas considèrent sa mise en place comme un avantage social attractif. Mais accueillir un chien au bureau ne s’improvise pas Si le concept séduit, il ne suffit évidemment pas d’ouvrir les portes de l’entreprise aux chiens pour que tout fonctionne. Allergies, phobies, bruit, sécurité, hygiène ou encore cohabitation entre animaux sont autant de paramètres à prendre en compte. Une politique « pet-friendly » doit donc être pensée de manière structurée et tenir compte aussi bien des besoins des propriétaires que de ceux des collaborateurs qui ne vivent pas avec un animal. C’est précisément sur cet aspect que Purina souhaite accompagner les entreprises avec son programme Pets at Work. L’entreprise propose notamment un kit gratuit comprenant un guide étape par étape, des modèles de règlement intérieur, des supports de communication, de la signalétique, des listes de contrôle ainsi que des conseils pratiques pour accueillir les chiens dans de bonnes conditions. L’objectif : permettre aux entreprises d’évaluer concrètement la faisabilité d’un environnement de travail adapté aux animaux et de mettre en place un cadre clair pour tous. Worldline montre l’exemple en Belgique Le mouvement commence déjà à se concrétiser dans certaines entreprises belges. Worldline a ainsi mis en place un environnement accueillant pour les chiens avec le soutien du programme Pets at Work de Purina. L’entreprise a notamment créé une zone spécialement dédiée aux chiens et établi des règles permettant à chacun de travailler dans de bonnes conditions. « L’introduction d’un lieu de travail accueillant pour les chiens répondait à une demande de certains de nos collaborateurs », explique Worldline. L’entreprise souligne également l’importance de faire en sorte que les collaborateurs avec ou sans chien puissent tous se sentir à l’aise. Et si le bureau de demain était plus animal ? Au-delà de la simple tendance « dog-friendly », cette évolution témoigne surtout d’un changement dans notre rapport aux animaux de compagnie. Pour de nombreux propriétaires, le chien fait partie intégrante de la famille et sa présence peut avoir une réelle importance dans l’équilibre quotidien. Reste à trouver le juste équilibre. Car un bureau accueillant pour les chiens n’est pas nécessairement un bureau où les animaux sont présents partout, tout le temps. C’est avant tout un environnement qui définit des règles, des espaces et des conditions permettant une cohabitation harmonieuse. Une chose semble néanmoins certaine : alors que 55 % des propriétaires de chiens actifs souhaitent pouvoir emmener leur compagnon au travail, le « pet-friendly » pourrait bien devenir demain un élément à part entière de la réflexion sur le bien-être en entreprise. 5 chiffres à retenir 55 % des propriétaires de chiens actifs aimeraient emmener leur animal au travail. 53 % pensent que les chiens peuvent contribuer à réduire le stress. 50 % estiment qu’ils peuvent améliorer l’ambiance au sein des équipes. 16 % pensent que leur présence pourrait augmenter la productivité. 61 % déclarent qu’une politique autorisant les chiens au bureau améliorerait leur perception d’un employeur. Étude réalisée par l’institut iVOX pour Purina auprès de 1.000 propriétaires d’animaux actifs professionnellement en Belgique. Pour en savoir plus : Découvrez le programme Pets at Work de Purina
PURINA ouvre la voie

PURINA ouvre la voie août 12, 2026 Vanessa DUBOST « Paternity », un congé pour reconnaître le deuil animal. Et si la perte d’un animal de compagnie était enfin reconnue à sa juste mesure dans le monde du travail ? Avec « Pawternity », Purina bouscule les codes et ouvre un débat encore trop souvent ignoré : celui du deuil animal. Une réalité émotionnelle encore taboue Les animaux occupent une place de plus en plus centrale dans les foyers. Ils sont compagnons, confidents, membres de la famille. Pourtant, cette réalité reste peu reconnue dans le cadre professionnel. Une étude menée auprès de 1.000 propriétaires d’animaux met en lumière un constat sans appel : • près de 7 personnes sur 10 sont profondément affectées par la perte de leur animal, • une proportion similaire ressent le besoin de prendre un congé, • mais seuls 39 % osent en faire la demande. • et plus de 40 % redoutent des réactions négatives. Par peur du jugement, du manque de compréhension ou de ne pas être pris au sérieux, le deuil animal reste souvent silencieux. “Pawternity” : une initiative pionnière C’est dans ce contexte que Purina a lancé, il y a deux ans, la politique “Pawternity”. Concrètement, les collaborateurs peuvent bénéficier d’un jour de congé lors de l’adoption ou du décès de leur animal de compagnie. Une mesure simple, mais porteuse d’un message fort : le lien entre humains et animaux mérite reconnaissance et respect. « Le lien entre l’humain et l’animal est au cœur de tout ce que nous faisons. Pour beaucoup de collaborateurs, leur animal est un membre à part entière de la famille. Avec Pawternity, nous leur offrons l’espace nécessaire pour traverser ces moments difficiles », explique Jan Moers, Spokesperson & Public Affairs Manager chez Nestlé Belgilux. Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large du bien-être au travail, intégrant les réalités émotionnelles des collaborateurs. « Cette politique fait partie d’une approche globale et inclusive du bien-être. Elle complète des initiatives comme Pets@Work, qui permet aux collaborateurs de venir avec leur chien au bureau.L’objectif est de créer un environnement plus humain et respectueux de l’équilibre de vie. » Un impact concret sur les collaborateurs Depuis sa mise en place, “Pawternity” reçoit un accueil très positif en interne. Pour certains employés, ce congé représente bien plus qu’un simple jour de repos. Bart De Meyer, Sales Manager chez Nestlé Health Science, en témoigne : « La perte de mon teckel Basiel a été extrêmement difficile. Il n’était pas simplement un animal, mais mon meilleur ami. Pouvoir prendre un jour de congé m’a permis de faire mon deuil et de revenir au travail plus apaisé. C’était un geste profondément humain. » Un témoignage qui illustre l’importance de reconnaître cette forme de deuil, encore trop souvent minimisée. « Au début, je ne savais pas comment cela serait perçu. Mais le soutien que j’ai reçu m’a permis de me sentir légitime. » Reconnaître le deuil pour mieux accompagner Les experts le confirment : la perte d’un animal peut avoir un impact émotionnel comparable àcelui d’un proche. Ne pas reconnaître cette réalité peut entraîner stress, mal-être et perte de concentration. À l’inverse, des politiques adaptées favorisent le bien-être et l’engagement des collaborateurs. « Accorder du temps pour le deuil a un impact positif sur la santé mentale et la productivité. C’est aussi un signal fort d’empathie et de reconnaissance », souligne Jan Moers. Vers une évolution du monde du travail ? Alors que plus de la moitié des travailleurs déclarent qu’aucune règle n’existe dans leur entreprise concernant la perte d’un animal, “Pawternity” pourrait bien faire figure de modèle. « Le rôle des animaux évolue dans notre société. Ils sont de plus en plus considérés comme des membres de la famille. Il est probable que ce type d’initiative se développe dans les années à venir », estime Jan Moers. Dans un contexte où les entreprises cherchent à attirer et fidéliser les talents, intégrer des politiques de bien-être plus humaines devient un enjeu clé. Un pas vers une reconnaissance plus large Avec “Pawternity”, Purina ne se contente pas d’introduire un avantage interne. L’entreprise participe à faire évoluer les mentalités, en reconnaissant officiellement l’importance du lienhumain-animal. Une initiative qui, au-delà du monde de l’entreprise, pose une question essentielle : sommes-nous prêts à reconnaître pleinement la place des animaux dans nos vies — et les émotions qu’ils suscitent ?
Le Delphinarium de Bruges vit ses dernièrs jours

Le Delphinarium de Bruges vit ses dernièrs jours août 11, 2026 Vanessa DUBOST Une page se tourne pour les dauphins de Boudewijn Seapark. Le sort du delphinarium de Bruges semble désormais scellé : la Belgique poursuit progressivement sa remise en question de la captivité des cétacés. Une page se tourne pour les dauphins de Boudewijn Seapark. Le sort du delphinarium de Bruges semble désormais scellé : la Belgique poursuit progressivement sa remise en question de la captivité des cétacés. Longtemps considérés comme des attractions incontournables, les delphinariums sont aujourd’hui au cœur d’un débat de société. Car derrière les spectacles et les bassins, une question essentielle demeure : peut-on réellement répondre aux besoins d’animaux aussi intelligents, sociaux et mobiles que les dauphins dans un environnement artificiel ? En Belgique, la législation évolue dans le sens d’une réduction puis d’une disparition de la détention des dauphins à des fins de spectacle. À Bruges, cette évolution devrait donc mettre fin à plusieurs décennies de présence de ces cétacés dans le parc. Pour les défenseurs de la cause animale, cette décision constitue une avancée importante. Elle traduit surtout un changement de regard : le bien-être d’un animal ne peut plus être dissocié de ses besoins naturels et de son comportement. Reste désormais une question cruciale : quel avenir pour les dauphins encore détenus ? Leur transfert vers un environnement adapté, idéalement un sanctuaire marin, représente un enjeu majeur pour que cette fermeture soit véritablement synonyme de progrès. Car fermer un delphinarium n’est pas une fin en soi. C’est le début d’une nouvelle réflexion sur la manière dont nous souhaitons, demain, protéger les animaux sauvages.